Silence Urbain

La nuit, l’effervescence de la journée s’évanouit, la foule se volatilise, le flot incessant de voitures se dissipe, ne reste que le silence.  Ces lieux où nous allons travailler, étudier, faire nos achats… se trouvent déserts. La tranquillité qui en émane nous ferait presque oublier l’activité débordante de la journée.

Ici, vous ne croiserez personne. On retrouve dans la symétrie de ces lieux créés à l’image de l’Homme son désir de tout contrôler, de ne rien laisser au hasard, ce désir de perfection. Cette symétrie qui est en fait à son image, imparfaite quand on prend le temps de l’observer.

Ces endroits sont à la fois propres, aseptisés, impersonnels. Nous pouvons nous y sentir perdus, avec une sensation de vide. Il ne reste qu’une lueur éclairant la porte, comme une invitation à entrer, attiré par la lumière tel un papillon de nuit. La lumière et les lignes nous ramènent inlassablement au centre de l’image, sur le « droit » chemin. Comme s’il était déjà tout tracé. Comme si nous n’avions pas d’autres choix.